Pour l’invention du quotidien,

elle avait imaginé de placer sur la table basse, grand ouvert, un cahier – comme on pose aussi dans l’hiver au jardin un nichoir et les oiseaux viennent s’y rassasier ; on aurait jonché les pages de poèmes et de phrases, feint de s’envoyer encore des sortes de lettres, et recréé en cet amour une fenêtre pour qu’il ne devint pas comme le salon exigu, encombré.

– A ciel ouvert, Judith Chavanne, Ed. L’arrière-Pays

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *